Naissance de la base Dumont d’Urville
La base de Pointe Géologie, abandonnée par l’équipe dirigée par Mario Marret, qui y a hiverné en 1952 et l’a quittée le 14 janvier 1953, va restée fermée jusqu’au 1er janvier 1956, date à laquelle le bateau norvégien « Norsel« , affrété par les E.P.F., arrive à proximité de l’archipel de Pointe Géologie. Pour la réouverture de cette base, qui ne sera plus fermée jusqu’à aujourd’hui, elle va être baptisée du nom du découvreur de la Terre Adélie, Dumont d’Urville.



Pourquoi cette base, laissée à l’abandon en 1953 sans perspective précise de réouverture va-t-elle être réactivée seulement deux ans plus tard ? C’est à cause d’un projet scientifique mondial qui va voir le jour en 1957, l’Année Géophysique Internationale, dont une grande partie des travaux va avoir lieu dans l’antarctique. A ce titre, le site de Pointe Géologie est très intéressant, car il se situe à proximité du pôle sud magnétique terrestre, et est donc un lieu très privilégié pour les recherches géophysiques.

La nouvelle base Dumont d’Urville va être construite en quatre mois. Parallèlement à cette construction, une autre base, provisoire, sera édifiée à 320 kilomètres de là, à l’intérieur du continent antarctique, sur le lieu précis du pôle sud magnétique (à ce moment-là, car il varie de localisation en permanence). Cette petite base, prévue pour abritée trois hivernants pendant un an, sera baptisée « Charcot« .











